Sacha Warmi autour du monde

18 avril 2009

Un blog, mais pourquoi faire ???

Voilà, c'est fait, j'ai créé un blog. La question qui se pose maintenant c'est : pourquoi ???  Peut-être que le mouton de Panurge qui sommeille en moi s'est réveillé pour me pousser à faire comme tout le monde. Ou peut-être me suis-je décidée, pour une fois, à partager mes expériences de voyage au lieu de les garder égoïstement relatées dans mes fidèles carnets de voyage.

Quoi qu'il en soit, c'est fait, j'ai créé un blog ! La deuxième question qui se pose c'est : combien de temps vais-je réussir à tenir ce blog ??? L'informatique n'étant pas ma tasse de thé, mes carnets de voyage finiront peut-être par avoir raison de ces blogs internetiques noyés au milieu de la masse et que personne ne lit finalement.

Voilà mon défit pour ce prochain voyage, tenir ce blog. Car si au moins une personne suit mes péripéties au fin fond du Cameroun, alors l'effort aura au moins sa récompense.

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25 mai 2009

Quelques précisions...

Départ dans 2 jours, la pression monte ! Mais avant de partir, quelques explications sur la raison et le but de ce voyage.


Les joies de la vie étudiante ont pris fin pour moi en septembre dernier et je me suis retrouvée cruellement plongée dans le monde réel des adultes : celui où il faut travailler pour gagner sa vie, aaarrrggg !!! Je passerai sur les détails des quelques mois de recherche assidu d’un emploi qui, si possible, en plus de me permettre de manger tous les jours et de dormir sous un toit, me donnerai l’envie et la joie de me lever tous les matins. Pas facile, mais la mission est réussie !


Me voici donc employée par l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement, ou Institut de Recherche qui Déchire pour ceux qui préfèrent) pour un contrat d’un an en tant que chargée de mission coopération technique, sous la forme d’un volontariat civil international (pour ceux que ça intéresse, info sur le site civiweb). Le plus beau dans tout ça, c’est mon lieu de travail : le Cameroun ! Enfin je vais quitter ma patrie pour rejoindre des horizons plus chauds.


Pour finir, je vais me la péter un peu auprès des non-avertis : mon sujet de travail. L’équipe que je rejoint travail dans le cadre d’une étude dont le but est de déterminer l’évolution des relations entre des insectes (les lépidoptères foreurs de graminées) et leurs plantes hôtes (les graminées non cultivées et les céréales) dans le cadre de changements climatiques, en particulier ceux qui ont bouleversé notre planète au cours du quaternaire.
Dans ce cadre, l’équipe réalise un inventaire des lépidoptères et de leurs plantes hôtes au Cameroun et dans les pays environnants. Elle souhaite inscrire les peuplements de lépidoptères dans un cadre environnemental plus large, en particulier le paysage. C’est là que je vais intervenir en travaillant sur la description et la qualification des biotopes où vivent ces insectes. Intéressant n’est-ce pas ?!

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03 juin 2009

J'aime rencontrer des gens

C'est dur de partir loin et longtemps de chez soi. On quitte les gens qu'on aime, on abandonne ses habitudes, on perd ses repères. Et bien sûr, on sait ce que l'on quitte mais pas ce que l'on va trouver. Se lancer dans l'inconnu, c'est un peu quitte ou double. C'est effrayant et exitant à la fois.

Les départs ont toujours été douloureux pour moi et les premiers jours dans l'inconnu plutôt stressants. Mais petit à petit, les petits plaisirs des voyages refont surface. Parmi ceux-ci, faire de nouvelles rencontres. Même si je ne le montre pas forcément, j'aime beaucoup les gens qui m'entourent. Mais l'enrichissement vient des nouvelles rencontres, en particuliers les rencontres de l'autre bout du monde. Des façons de penser différentes, des vies différentes, des langages différents, des regard différents.

Puis un jour il faudra quitter ces nouvelles rencontres et ce sera encore déchirant. Mais on retrouvera nos anciennes rencontres, celles qui auront plus de chance de durer, celles avec qui on se sent bien parce que finalement on aime bien les gens qui nous ressemblent et avec qui on se comprend.

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22 juin 2009

Bientôt...

Je sais, je ne suis pas très efficace pour ce qui est de tenir un blog. Trois semaines que je suis partie et toujours rien sur le Cameroun.
Mais j'ai plein de bonnes excuses. Déjà l'Afrique ben... c'est l'Afrique ! Ça n'a rien à voir avec l'Europe, alors l'adaptation prend du temps. Ensuite, internet haut débit, ça n'existe pas encore ici. Et même si on arrive à trouver un débit pas trop mauvais, faut pas oublier que les ordinateurs qu'ils ont ici c'est tous les vieux dinosaures qu'on leur a refourgué !  Les relation avec internet nécessite donc une grande patience que j'ai du mal à acquérir. Et pour finir, la raison principale je vous l'avoue, mon amoureux arrive dans 2 semaines, il ne connait pas encore les pays du sud et je veux qu'il découvre tout par lui-même, sans idée de ce qui l'attend.
Mais quand il sera là, promis, je vous raconterai le Cameroun...

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09 juillet 2009

Choc culturel

Comment raconter le Cameroun ? Pour commencer, je vais vous livrer mes premières impressions à mon arrivée.

Atterrissage à Yaoundé, la capitale du Cameroun et ma nouvelle ville d'accueil. Pour moi, toute capitale est étouffante. Celle là l'est encore plus. Mon arrivée à Yaoundé a été un énorme choc culturel auquel je ne m'attendais pas. L'Afrique est un autre monde.

D'abord, la conduite sur la route. A la sortie de l'aéroport, la première chose que je me suis dit, sans vouloir vous inquiéter à mon sujet, ça a été "si je sors d'ici vivante, j'aurai de la chance !". Aucune règle n'est respectée, le code de la route, connaissent pas. On roule vite en doublant de tous les côtés. C'est la loi du plus fort. Les stop, feux tricolores, clignotants... savent pas à quoi ça sert. Et le pire, la peur de l'accident, inexistante pour eux !

Et au milieu de ce flux routier, sans perturber le moins du monde les chauffeurs (chauffards ?!), des gens qui traversent de partout n'importe comment. Ça a d'ailleurs été mon deuxième choc. Au Cameroun, il y a des gens partout. Une vie foisonnante d'adultes et d'enfants qui se déploie autant sur le bord des routes qu'en pleine ville.

Enfin, mon dernier choc a été l'inorganisation apparente qui règne dans ce pays.

Ce furieux mélange a bien sûr été très déstabilisant et reste encore aujourd'hui assez oppressant.

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11 juillet 2009

Taxis

Pour se déplacer à Yaoundé, il n'y a pas 15 solutions. Si tu ne veux pas prendre tes pieds, tu prends le taxi. Des taxis jaunes, comme à New-York, souvent accompagnés d'une maxime sur le pare-brise arrière. Maxime généralement religieuse du style "Dieu nous protège" ou encore du genre "Le bien est bien"...
Sur le pare-choc arrière est également écrit "60 km/h", "5 places". Les 5 places sont bien sûr en plus du chauffeur. Les taxis sont en effet communautaires. Un taxi, ça se partage !

Pour prendre le taxi, il y a tout un mode d'emploi :
1 - Se mettre sur le bord de la route et leur faire signe. Le taxi va alors klaxonner pour te dire qu'il t'a vu et ralentir, sans s'arrêter, à ta hauteur. Leur faire signe n'est pas indispensable, à partir du moment où tu es sur le bord de la route, tous les taxis te klaxonnent et ralentissent à ta hauteur, au cas où...

2- Annoncer sa destination et son prix. En général, une course coûte 200 Francs CFA (0,60 €). Tu peux annoncer plus si tu es pressé ou moins si tu ne vas pas loin. Tu peux aussi demander un dépôt pour 1500 Francs CFA (environ 2 €). Dans ce cas le taxi ne prend que toi et t'emmène directement à ta destination. Enfin, tu peux "louer" le taxi pour une durée souhaitée, plus cher, à négocier.
En fonction de ta destination et de celle des passagers éventuellement déjà présents, le taxi te prend ou pas. Si ton trajet colle avec celui des autres passagers, il klaxonne pour te dire de monter, sinon il continue sa route. Des taxis, il y en a énormément ! Mais parfois, ça n'empêche pas d'en croiser beaucoup avant d'en trouver un qui t'accepte.

3 - Monter dans le taxi, 3 places à l'arrière, 2 places à l'avant côté passager.
     a) Si tu es croyant : prier
     b) Si tu n'es pas croyant : prendre sur toi pour ne pas en ressortir aussitôt. D'abord parce que, si t'es une fille et que tu te retrouves entourée de 5 mecs, tu peux t'imaginer tous les drames possibles ! Ensuite parce que de l'extérieur, les taxis ont l'air de vrais tas de tôle. De l'intérieur, c'est pire !

J'ai déjà évoqué la qualité de conduite au Cameroun. Dans ce domaine, les taxis sont les rois de la route. Ils doublent n'importe où, même s'il y a une voiture en face. S'il y a de la place pour 2, y a de la place pour 3 ! Mais ces gens sont quand même un peu civilisés, ils préviennent quand ils vont doubler en klaxonnant. Ils klaxonnent aussi pour avertir les gens en train de traverser qu'ils vont passer (priorité aux voitures en toutes circonstances). Et puis ils klaxonnent quand ça n'avance pas, ce qui est fréquent car les taxis sont extrêmement doués pour créer des embouteillages. Ils klaxonnent aussi pour faire coucou à leurs potes, sans oublier qu'ils klaxonnent tous les piétons sur le bord de la route au cas où ils chercheraient un taxi. Bref, ils klaxonnent tout le temps. Le klaxonne doit d'ailleurs être le seul élément de la voiture qui fonctionne toujours. 

Une fois arrivé à bon port, tu es sourd et si tu n'étais pas croyant, tu l'es devenu !

Mais si l'aventure ne te tente pas, tu peux toujours prendre tes pieds. Seulement, nos chers taxis roulent au super ou au gazole (pas de sans plomb ici, plutôt l'inverse !) et sont, je le rappelle, de vieux tacots qui rejettent donc une fumée noire incroyable. Au bout de 500 mètres, j'imagine que nos poumons doivent être aussi noirs que des conduits de cheminée.

Enfin, pour les plus courageux, il existe une dernière alternative : la moto-taxi. Sans casque, minimum 2 passagers en plus du conducteur. (Le record que j'ai vu jusqu'à ce jour était de 6 passagers !) 

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16 juillet 2009

Mokolo

Mokolo c'est le quartier du plus gros marché de Yaoundé. Tout s'y trouve, nourriture, tissus, vêtements, objets en tous genres. Mokolo c'est le cauchemar des foulophobes dans mon genre. Mokolo c'est un labyrinthe de passages insalubres entre les étales et les "boutiques ". Mokolo c'est la foule qui se bouscule dans tous les sens. Mokolo c'est les hommes qui t'attrapent par le bras. « Eh la blanche ! Eh mon amour ! Eh bébé ! ». Mokolo c'est le lieu à bannir.

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29 juillet 2009

J'ai failli perdre un œil...

Les plats camerounais sont souvent accompagnés d'une sauce pimentée. Des petits piments, on en trouve partout. Des jaunes et des rouges. Moi j'aime bien la cuisine épicée et pimentée alors j'en ai acheté. Je ne connaissais pas vraiment la force de ces piments. J'expérimente, j'en coupe un en petits bouts que je mélange avec le reste de mes légumes. En même temps que je cuisine, je croque un bout de carotte. Alors que ma bouche touche mes doigts, je sens le goût du piment et une intense chaleur qui se diffuse dans mes lèvres ! OK, donc ce piment est super fort ! Je me lave bien les mains pour enlever toute trace de piment et m'inquiète pour mon plat qui mijote. Je goûte ce dernier. Tout va bien, c'est pimenté mais pas trop, c'est bon. Rassurée, je continue ma cuisine.

Mon œil me démange, sans réfléchir, par réflexe, je me frotte l'œil avec les doigts. Ceux là même qui ont découpé le piment. Erreur fatale !!! Une vive brulure s'empare de mon œil. Je pleure toute les larmes que je peux mais rien n'y fait. Je rince mon œil avec de la solution ophtalmique. Aucun effet. Mon œil brûle ! Il va tomber c'est sûr ! Je le sens déjà se décrocher de son orbite ! Il fond !

Bon, au bout de 10 minutes, ça s'est quand même calmé et au bout d'une heure je ne sentais déjà plus rien. Mais j'ai retenu la leçon. Ne JAMAIS se toucher les yeux après avoir découpé des piments, même si on s'est lavé les mains !

Ce matin, au réveil, c'est mes mains qui me brûlent. Je soupçonne les piments...

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03 août 2009

Mokolo 2

Je suis retournée à Mokolo. Mon coloc me dit sado-mazo. C'est juste que je n'aime pas rester sur une mauvaise impression. Mokolo est un lieu d'une richesse intense qui nécessite d'être en forme physiquement et mentalement pour pouvoir l'apprécier. J'aimerai me rendre invisible pour pouvoir observer en toute quiétude la vie qui grouille dans ce marché.

Je ne sais pas quelle est l'étendue exact du marché de Mokolo mais après une deuxième visite, je me rend compte que cet immense espace est bien organisé. Un "quartier" pour la nourriture, un "quartier" pour les vêtements, un "quartier" pour les chaussures, un "quartier" pour les tissus, un "quartier" pour les mama qui cousent des robes africaines... Quel que soit le produit vendu, l'espace est occupé au maximum, du sol au plafond (le "quartier" tissus, vêtements, chaussures et mama qui cousent est couvert). Il y en a partout. C'est étouffant mais très riche en couleurs.

Dans le "quartier" nourriture on peut trouver des centaines de bacs d'environ 1 m³ d'arachides, l'une des principales productions du Cameroun. On trouve également des énormes seaux de maïs, de manioc sous différentes formes, de tapioca et de légumineuses en tous genres. De même que des piles de tomates, de mangues, de pastèques, de plantains, bref, de légumes et fruits divers et variés.

J'aurai aimé faire des photo de ce lieu mais ma couleur de peau m'empêche, comme vous pouvez l'imaginer, de me fondre dans la foule.

Pour cette 2ème visite, je ne suis qu'avec des français. Quatre blancs au milieu d'une foule noire. Impossible de passer inaperçu. Les réactions que nous suscitons sont divers. On nous interpelle par des « Eh Monsieur Sarkosy ! Eh Madame Sarkosy ! Eh les blancs ! Eh chérie ! Tu es mariée ? ». On entend également de drôles de choses comme « Ceux sont eux qui ont tué Jésus ! »... De même que tous types de propos racistes. Difficile d'être serein dans ce marché. Il faut fermer les écoutilles et se concentrer sur le but de la visite. Ne pas s'énerver, ignorer les gens qui t'agrippent de tous les côtés.

Je retournerai à Mokolo. Ça sera encore une épreuve mais l'intensité et la richesse de ce lieu en sera la récompense.


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11 août 2009

Là où on vit...

Nous logeons, mon cher et tendre et moi même, dans ce qu'on appelle "l'immeuble du lac". Pour ceux qui connaissent, c'est une sorte de "14 rue Charles Delaunay", un immeuble rempli d'amis...

L'immeuble du lac est loué par l'IRD. C'est un immeuble constitué de 4 appartements de 3 chambres chacun où sont logés les étudiants, stagiaires, thésards... européens qui travaillent de près ou de loin avec l'IRD. Comme vous pouvez l'imaginer, avec une population pareille, l'ambiance est bonne. L'équipement étant plutôt restreint, les chaises, casseroles et autres voyagent beaucoup d'un appartement à l'autre, souvent accompagnée d'une bouteille de bière à partager avec les voisins.

La population de l'immeuble n'est pas immuable. Des gens arrivent, des gens repartent. Plus de départs que d'arrivées d'ailleurs pendant ces mois de juillet et aout. Ça se vide mais ça a donné l'occasion à de grosses fêtes !

Les domaines sont variés. Nous avons (ou nous avons eu pour ceux qui nous ont quitté) un groupe d'anthropologues alimentaires, une musicologue, un géologue, une hydrologue, un journaliste... et surtout des médecins. Moi qui m'attendais à trouver plein d'écologistes c'est loupé. On parle plus du SIDA (ici appelé "Syndrome Inventé pour Décourager les Amoureux" ou "Syndrome Inventé pour Détourner de l'Argent") que d'étude de l'environnement. Mais finalement ça n'en est que plus enrichissant. Et puis c'est rassurant aussi. Au moindre maux de gorge ou de ventre, on sait qu'on a des gens de confiance pour nous conseiller voir nous soigner. Parce que les hôpitaux d'ici, je souhaite ne jamais avoir à y mettre les pieds ! D'une part parce que la salubrité y est très relative, et d'autre part parce que les médecins camerounais sont corrompus jusqu'à la moelle !      

Notre immeuble est situé dans le quartier de l'Ecole Militaire et est entouré des luxueuses maisons de différents généraux et militaires. Ce voisinage nous procure au moins un avantage certain, la sécurité ! Certes, il ne faut pas critiquer le gouvernement et Paul Biya trop fort.

Notre immeuble s'entoure d'une petite cour avec vu sur le lac. Dans cette cour se déploient, entre autres, un manguier et un avocatier. Le manguier donne juste devant la fenêtre de notre chambre. Il suffit de tendre le bras pour se régaler de ses fruits !

Suivant le côté de l'immeuble où se trouve la chambre, le quat' (quartier en francanglais) est plus ou moins calme ! Par exemple, notre chambre (la meilleure) se trouve du côté de la cours. Le matin nous sommes réveillés par les oiseaux du manguier (qui, remarque, peuvent faire un sacré barouf !). Alors que dans les chambres côté rue, ceux sont les militaires qui réveillent le matin. Vers 5h-6h du mat', cette étrange espèce se met en effet à courir en groupe en chantant et en tapant sur des maracas africaines pour faire le rythme !

Quoi qu'il en soit, pour un immeuble, en ville, à Yaoundé, c'est quand même bien sympa là où on vit...


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