Comme toute bonne chose a une fin. Il nous fallu replier la tente et faire nos adieux avec un pincement au cœur. Le sac plus léger des vivres que nous avions consommés, nous fîmes le chemin à l'envers. Et pour le plaisir, le fleuve du Dja fut traversé à la nage sous le regard amusé des deux pygmées qui nous avaient accompagnés.

Comme à l'aller, nous dormîmes dans l'auberge de Maman Rose avant de prendre le bus le lendemain matin. Cette fois-ci, il parti plus rapidement après seulement 2h30 d'attente ! Heureusement, le taux global d'alcoolémie du bus était moins élevé. Malheureusement, le taux individuel d'alcoolémie de certains l'était trop. Le voisin de Julien par exemple, après nous avoir pris la tête un bon moment par son baratin, a allègrement dormi sur son épaule une bonne partie du voyage. De même, une femme enceinte de 6 ou 7 mois ne s'est pas soucié de sa grossesse et s'est envoyé vin de palme et whisky tout en beuglant à tout va. Il est triste de constaté cette indéniable régression de Homo sapiens sapiens à Homo éthylis !

Après 8h30 de mal aux fesses et de poussière, Yaoundé nous accueilli avec une pluie torrentielle. Mine de rien, moi ça m'a fait plaisir de voir la pluie après ces 3 bons mois de sècheresse. C'est aussi avec plaisir que nous avons retrouvé douche, wc et lit !

(à suivre...)