Dans 2 semaines, nous rentrons en France. Et pour tout vous dire, nous sommes pressés ! Le Cameroun c'est marrant 2-3 mois, mais un an, c'est long... Comme je n'ai pas envie de faire un réquisitoire mordant à l'encontre de ce pays, je vais plutôt vous parler de ce qui va me manquer...

Pour commencer, ce sont les jus de mangues qui vont me manquer. La saison a enfin repris et les arbres en sont lourdement chargés. En brousse, on peut trouver environ 2 kilos de mangues pour 1000 f cfa, soit 1,50 €. Alors bien sûr on s'en donne à cœur joie et tous les jours on se fait des jus de fruits frais. Un vrai délice !

Ensuite, c'est la végétation et surtout les oiseaux qui vont me manquer. Le Cameroun doit être le paradis des ornithologues. Même en pleine ville, à Yaoundé, leur richesse est impressionnante. Souvent, je m'installe sur le balcon, face au manguier et aux arbres en fleurs de la cour, un livre à la main. Mais ma lecture est difficile, régulièrement, je ne peux m'empêcher de lever les yeux pour observer les oiseaux. J'en découvre toujours des nouveaux. Ils ont des couleurs chatoyantes, bleu électrique, rouge brique, jaune... Ils butinent les fleurs, mangent les fruits, attrapent les insectes. Il y en a même un qui de temps en temps, entre dans la salon pour manger les araignées dans les coins !

Quant à la végétation, elle est évidemment luxuriante, même en plein cœur de Yaoundé. Des palmiers bien sûr, des manguier, des avocatiers, des papayers et tout un tas d'arbres d'espèces inconnues aux feuilles gigantesques et parés de fleurs. Et en dessous de l'arbre, à même le tronc, encore des plantes, des fougères, des plantes grimpantes... Et au sol encore un panache d'herbacées en tous genres. Quand on sort de Yaoundé, qu'on se rend en brousse, le vert de la végétation est renforcé par le rouge de la terre. Ce mélange de couleurs donne des paysages magnifiques.

Et puis il y a la vie qui règne dans les rues, toujours pleines d'activités. Des passants, des vendeurs de rue, des vendeurs ambulants, des gens qui boivent des bières devant les bars, des enfants qui sortent de l'école. Tous ces gens portant souvent leurs affaires sur la tête. En plus, cette vie est toujours accompagnée de mille couleurs, les camerounais portant beaucoup les vêtements faits de « pagne africain ».

Bien sûr, la chaleur me manquera aussi. Quoi que.. avec 30°c tous les jours, j'avoue que je ne serai pas contre un peu de fraicheur...

Pour finir, et qui l'eut cru, ce qui me manquera le plus sont les taxis. En arrivant, j'ai cru y mourir. Mais finalement, après un an, j'adore les taxis ! Les taxis sont les lieux où tout se dit, où naissent les débats, où les anecdotes sont nombreuses. Dans ces tas de ferrailles sur roues, on ne s'ennuie jamais. D'autant plus que la conduite est assez mouvementée ! D'ailleurs, quand nous sommes rentrés en France pour nos vacances, et que j'ai reconduit sur les routes françaises, j'avais l'impression d'être dans un manège pour enfants !!!

Mais malgré tout, on a hâte de rentrer en France parce que, n'ayons pas peur des mots, c'est un pays de sauvage, on n'y trouve même pas de fromage et de vin !!!